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Les 7 péchés capitaux : nouvelle forme de pression sociale ?

Mis à jour : avr. 18


Le péché est défini de différentes manières selon les cultures et religions mais il est généralement reconnu comme étant un acte peu recommandable voire complètement répréhensible. C’est ce caractère qui fait qu’aujourd’hui encore, la plupart de nos habitudes sociales trouvent leur origine dans les Sept Péchés Capitaux.


La luxure :


Originellement, ce péché désigne toute attirance adultérine que l’on éprouve à l’égard d’une personne. Certaines religions allaient même jusqu’à condamner toute attirance physique envers son conjoint car cela représentait un manque de contrôle de soi.


Dans une société épanouie comme la nôtre, exprimer son désir n’est plus considéré comme une tare. Il faut cependant mettre des limites pour éviter tout débordement tel que le harcèlement et agressions sur les individus.


La gourmandise :


Au-delà de l’aspect religieux, il s’agit d’un sujet qui devrait concerner tout le monde. Faire attention à ce que l’on mange contribue à notre bien-être physique et mental, et à celui de la société dans son ensemble.


On ne peut pas empêcher un individu de se nourrir autant qu’il le souhaite mais on peut lui recommander de le faire avec précaution.


Je suis un fin gourmet et fier de l’être.

L’avarice :


Le partage équitable consiste à distribuer verticalement les ressources : ceux qui sont au sommet de l’échelle sociale reversent à ceux qui sont en dessous. Malheureusement, on assiste souvent à une distribution horizontale, les richesses restent dans une même classe sociale.


Dans une société capitaliste, l’avarice peut être considérée comme une vertu. Quelqu’un qui a travaillé toute sa vie pour atteindre un certain niveau social peut décider de ce qu’il fait de son argent. Certains diront que c’est grâce à cela que notre société a fait de si grands progrès.


La paresse :


Je ne considère pas la paresse comme étant un péché car c’est celui qui affecte le moins les autres. Cela peut devenir un problème par exemple lorsque tu es sur un projet important pour ton entreprise.


Beaucoup aussi confondent paresse avec dépression. Les deux se manifestant quasiment de la même manière : fatigue, manque ou excès d’appétit, négativisme, procrastination.


La colère :


Tout en haut de la liste avec l’envie, la colère est l’un des vices les plus dangereux. Elle relève clairement de l’irrationalité. La colère est généralement le résultat d’une situation donnée.


C’est inné pour l’être humain de se mettre en colère dans une situation déplaisante mais c’est la société qui nous donne les limites dans lesquelles on peut l’exprimer. Les violences domestiques et autres types d’agressions sont à bannir de notre comportement.


Quelqu’un ne devient pas subitement colérique, il fait face à une situation bien précise qui enclenche immédiatement la réaction de colère. Il est quasi impossible de passer toute une vie sans s’énerver contre quelqu’un. La meilleure façon de gérer ses accès de colère est de se focaliser sur ce qui en est la cause.


Un type de colère qui est accepté aujourd’hui est celle manifestée par l’activisme. Ceux qui se sentent lésés ont le droit d’exprimer leur colère contre les responsables, tant que cette colère ne se transforme pas en haine.


L’envie :


Envier signifie ne pas être satisfait de ce que l’on a. Cela peut être justifiable dans certains cas lorsqu’il s’agit de besoins primaires mais au-delà ce péché devient malsain.


La jalousie peut facilement mener à la colère et/ou tristesse. Si l’on a toujours l’impression de ne pas obtenir ce que l’on mérite, malgré les efforts fournis, et que les autres eux l’obtiennent plus facilement, on sombre inévitablement dans l’envie.


Lorsqu’un individu envie ce que son partenaire fait et décide de faire quelque chose de meilleur, c’est de l’envie positive. Si ce même individu décide par contre de saboter le travail de son partenaire, de le voler ou de porter atteinte à l’intégrité physique de ce dernier c’est de l’envie négative.


L’orgueil :


L’une des principales caractéristiques de l’orgueil est le narcissisme. Les personnes trop orgueilleuses ont souvent des tendances colériques. La plupart des tares sociétales telle que le racisme, le bigotisme sont dus à l’orgueil des individus.


La fierté est l’un des bons côtés de l’orgueil. Par exemple être fier de soi, de son enfant, d’un travail accompli ou de son pays. Elle permet de booster notre ego et donc d’être plus heureux.

Il y a aussi une différence en être fier de soi et dire qu’on est meilleur que quelqu’un d’autre.


Conclusion


Le concept de péché me semble exagéré. Cette notion de culpabilité pour des choses aussi insignifiantes met une pression psychologique considérable et inutile sur les individus. Devoir tout le temps faire attention à ce que l’on dit et/ou fait nous prive de toute liberté.


​Ce que l’on considère péché peut tout aussi être un trouble psychologique ou tout simplement un caractère individuel sans conséquence.

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