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Impressions sur "La metamorphose" de Franz kafka


Il s’agit là d’un bouquin fort bien étrange. Incompréhensible. Une histoire qui ne débute nulle part et dont on ne comprend ni l’intérêt, ni le but recherché par l’auteur.


Au fur et à mesure que je lisais, je me demandais ce qui me motivait à continuer. Parce-que oui, contre toute attente, cette œuvre sans aucun sens était captivante. J’ignore encore si c’est dû à l’agencement des mots ou tout simplement à la curiosité.


En effet, dès les prémisses de l’histoire, on se sent épris d’une curiosité telle qu’on ne peut s’empêcher de tourner les pages. J’ai fini l’œuvre en un peu moins de 2h.


Pour faire un bref résumé, le salarié d’une entreprise se lève un matin transformé en insecte géant à la grande surprise de son superviseur et de sa famille. L’œuvre plonge dans la vie de ce dernier après ce malencontreux incident. Je choisis de ne pas donner plus de détails car cela risque de t’enlever l’envie de lire.


Les deux questions que je me suis constamment posées tout au long de ma lecture étaient :


  • « Pourquoi ce personnage agit-il de la sorte ? Et qu’aurais-je fait à sa place ? »


Il me semble que ce qui est vraiment important ici, ce sont les différentes interactions qu’à la victime avec les autres personnages. Entre pitié, joie (temporaire) et colère, l’auteur s’amuse habilement avec les émotions du lecteur.


Jusqu’au moment de l’écriture de cette revue, je me demande encore comment j’aurai réagi si une telle situation m’arrivait, ou, si cela arrivait à l’un de mes proches. Certainement pas être transformé en insecte hideux, mais souffrir d’une maladie qui nous handicape physiquement ou mentalement serait une situation assez similaire. Ou tout simplement à la suite d’un accident.


Ce livre jette un autre regard sur la façon dont on traite ceux qui se retrouvent dans une situation similaire ainsi que l’état d’esprit de ces derniers.


J’ai pu tirer quelques leçons de cette métaphore sur la vie :


  • On ne choisit pas la situation dans laquelle on se trouve mais on peut choisir la façon dont elle nous affecte ;


  • Il est nécessaire de rendre ladite situation moins pénible à ceux qui nous entourent, dans la mesure du possible ;


  • Toujours donner le meilleur de soi lorsqu’un proche se retrouve dans une situation difficile (accident, maladie grave, etc), ce n’est pas (toujours) de leur faute ;


  • Savoir aussi lâcher prise sans remords quand on est à bout de souffle, on aide mais dans les limites de nos capacités ;


  • Essayer de se mettre à la place de la victime aide à mieux appréhender la situation ;


  • Ne pas céder à la panique – quel que soit l’état dans lequel se trouve la personne, même si cela reste très difficile ;


  • Il est bien de garder espoir mais il faut aussi savoir que le pire peut toujours arriver, s’y préparer donc (mentalement) en conséquence.


Loin de moi l’idée de prétendre comprendre le sens même que l’auteur a voulu donner à son bouquin. Mais, selon ma compréhension, il se rapproche certainement des points que j’ai évoqués plus haut.

Malgré tout, cette œuvre demeure pour moi un curieux mystère, une belle incompréhension.

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