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Derrière la psychologie du jeu

Mis à jour : avr. 18


On connaît tous ce sujet qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et qui n’est pas prêt de s’arrêter. De nombreuses études ont été menées sur les effets des jeux sur l’individu. Toutes présentent un point valide selon le contexte mais d’un point de vue global, les recherches sur les effets positifs des jeux l’emportent.


Il est important de ne plus créer d’amalgame entre le jeu, qui représente toute activité faite dans le but de se divertir/distraire et les jeux vidéos, qui sont un type de jeu rentrant dans la définition du premier.


En effet, de nombreux adultes et/ou personnes se labellisant ainsi, font une généralisation des jeux en se basant sur leur expérience personnelle ou une mauvaise analyse du concept.


Les jeux vidéos en général ne rendent pas un individu plus violent, mais plus compétitif. Il existe certains cas où des individus souffrant déjà à la base de troubles psychologiques, voient en ces jeux un exutoire pour assouvir leurs désirs.


Cela ne représente en aucun cas une généralité. Il suffit de comparer le nombre d’actes violents causés par l’alcool pour comprendre l’inexactitude d’une telle analogie. Il existe plusieurs études bien fournies sur les avantages et inconvénients des jeux vidéos.


Nous sommes quittés d’un modèle social très restreint d’une centaine d’individus par village/clan à des métropoles de plusieurs millions d’habitants. Notre façon d’interagir avec autrui a été largement bouleversée. De plus, des études montrent que notre niveau de stress a augmenté tandis que notre niveau d’empathie a lui baissé.


La société actuelle étant très institutionnalisée, elle contraint les individus à rentrer dans un moule allant souvent à l’encontre même de leur nature. D’un point de vue évolutionniste, il a été démontré que chez presque tous les animaux, le jeu joue une part importante aussi bien dans l’apprentissage que dans le développement des individus.


Une étude sur les singes bonobo a prouvé que les activités ludiques chez ces primates contribuent au développement de leur cerveau. Même chez les humains, c’est en jouant que les bébés apprennent à socialiser et à partager. Ce n’est pas une thèse définitive, mais le manque de jeu chez un individu peut contribuer à augmenter son niveau de stress.


Le Pr Jeff Mogil a déterminé que se retrouver soudainement avec des milliers d’inconnus autour de nous nous rend moins empathique à leur égard du fait que leur présence nous stresse. Il a fait une série de tests en ce sens avec trois individus.


Dans le premier, l’individu est seul et pose sa main sur un bloc de glace, son niveau de douleur est enregistré. Dans le second il se trouve avec un étranger et tous les deux posent leurs mains sur la glace. Même expérience dans le 3e test, mais cette fois ci il est avec un ami. La douleur ressentie avec l’étranger est la même que celle ressentie en étant seul. Dans le cas des deux amis, ils la perçoivent tout deux comme étant supérieure à celles qu’ils ont reçus en étant seuls. Pourquoi ?


Tout simplement parce que l’on éprouve de l’empathie pour nos amis, ce qui fait que nous ajoutons leur douleur à la nôtre, la rendant ainsi plus forte. Par contre, si les deux étrangers jouent à un jeu d’équipe ensemble pendant 15 minutes, les résultats après les tests démontrent le même niveau d’empathie qu’on aurait eu avec un être cher.


Si vous êtes parents, il vous faut bien évaluer le temps de jeu de vos enfants. Tous les jeux ne sont pas recommandés bien évidemment. Une simple activité telle que fabriquer des personnages avec du papier ou de la pâte à modeler est suffisante. Il existe aussi plusieurs jeux de table de type RPG pour stimuler leur imagination.


Il n’y a pas d’âge pour jouer. Non, les jeux ne sont pas faits que pour les enfants. Si tu ne t'accordes pas un petit temps pour jouer tu deviendras une machine parce que tu as décidé d’aller à l’encontre de ta nature.


​Télécharge un jeu sur ton smartphone ou achètes-toi une petite console portable et n’hésite pas à jouer entre deux réunions ou pendant la pause à midi. Et si l’un de tes collègues te traite de « gamin » pour cela, renvoie-le à cet article ;).

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